Rennes Celtique décodée

Carnet de recherches

— introduction —

rc_header2

RENNES-LES-BAINS

Bans de Rennos, de Balneis Montiferrandi, Règnes

Carte interactive

[ Version Béta Daniël HŒBERG©2Ø18 ]


Les Redones formaient la tribu religieuse, savante, possédant le secret de l’élévation des monuments mégalithiques disséminés dans toute la Gaule.

Hunebedbouwers-Annales_Drenthia_Picardt_1660


LE CROMLECK DE RENNES-LES-BAINS

Bans de Rennos, de Balneis Montiferrandi, Règnes

Cromleck

DéfinitionMonument mégalithique préhistorique constitué par un alignement de monolithes verticaux (menhirs), formant une enceinte de pierres levées, généralement circulaire. Parfois un menhir est placé au centre.
On peut trouver des cromlechs qui ont d’autres formes, depuis le simple alignement droit ou rectangulaire jusqu’aux longues murailles serpentantes, mais on considère alors qu’il ne s’agit pas de cromlechs stricto sensu.

H. Boudet : Le cercle de pierres, ordinairement de forme ronde, représente le pain ; Cromleck, en effet dérive de Krum (Kreum), mie de pain et de to like (laïke), aimer, goûter. Dans le Cromleck de Rennes-les-Bains, on voit de fortes pierres rondes, figurant des pains, placées au sommet de roches énormes… Strabon, dans son histoire des Galates ou Tectosages asiatiques, rapporte que le peuple gaulois possédait toujours un « drunemeton » ou cromleck central.

Caractéristiques : Ces cercles de pierres peuvent être isolés, jumelés à un autre cercle de pierres ou associés à un alignement de menhirs. Le plus connu de tous les cromlechs est le cromlech de Stonehenge en Angleterre.
Les cromlechs sont beaucoup plus rares que les autres monuments mégalithiques (dolmens, menhirs, allées couvertes, cairns).
La plupart paraissent dater, en Europe notamment, de l’âge du bronze (2500 av. J-C. à 1000 av. J-C.).
Les harrespil (comme à Bilhères, en Béarn, dans les Pyrénées-Atlantiques) sont restés utilisés pendant l’âge du fer. Il convient de noter que les harrespils ne sont pas des véritables cromlechs. Il s’agit en fait de dallettes plantées de chant et entourant une tombe circulaire de type tumulus (âge du Fer) dont la structure s’est effacée au fil des millénaires. Seul le cercle de pierre a survécu et est aujourd’hui seul visible. Le diamètre de ces cercles de pierres est en général inférieur à 15 mètres.
On en trouve cependant, notamment en Bretagne (sur l’îlot d’Er Lannic, dans le golfe du Morbihan, par exemple), de plus anciens, que l’on a pu dater grâce aux objets néolithiques, surtout des poteries, que l’on a retrouvés dans le sol.
On trouve des cromlechs en petit nombre un peu partout, depuis l’Inde jusqu’en Angleterre, dans les pays nordiques, au Maroc (cromlech de M’zora) ou encore Amérique ou Japon. Il ne semble donc pas possible de leur imputer un symbolisme unique.
Les skibsaetninger nordiques (sépultures collectives surmontées de pierres levées dessinant une coque de bateaux et pouvant contenir une centaine de cadavres), avec leur forme de barques, avaient certainement un sens tout différent lié à la mythologie nordique.

Étymologie : Le mot cromlech, utilisé dans la langue française depuis le xviiie siècle, a été emprunté (1785) à l’anglais cromlech, qui tire lui-même son origine du vieux gallois. Il est composé de crwm, « courbé » (crom au féminin), et llech, « pierre plate », et signifie « pierre plate (placée en) courbe ».
Un cromlech est un monument mégalithique composé de plusieurs dizaines de pierres plantées en terre (ou menhirs) et disposées en cercle.
On connaît aussi des menhirs disposés en rectangle comme en Bretagne avec le « quadrilatère de Crucuno » mais du fait de leur disposition non circulaire, ce ne sont pas des cromlechs stricto sensu.

Construction & fonctions : L’époque de construction de ce type de mégalithe est à placer dans la Préhistoire récente avec des dates comprises entre 3500 et 2000 av. J.-C.
On ne peut aujourd’hui expliquer précisément la fonction de ce type de monument. Certains chercheurs avancent l’idée de lieu de rassemblement cultuel tandis que d’autres préfèrent l’idée d’un lieu d’observation des astres ou de la Lune. Certains auteurs vont jusqu’à postuler qu’ils étaient les marqueurs d’une géométrie mégalithique ancestrale. Cette dernière hypothèse est rejetée par la communauté scientifique.
Les cromlechs sont des monuments mégalithiques nettement moins nombreux que les tombeaux mégalithiques (dolmens, allées couvertes, cistes ou caissons) ou les menhirs qui datent pourtant de la même époque.

CERCLAGE ENTOURANT UN GÉOMAGNÉTISME NARUREL.

fig2

Dimensions : Leurs dimensions varient d’un site à un autre mais on peut encore aujourd’hui visiter en France des cromlechs avec des diamètres de plus de 100 mètres (site de la Crêperie de Carnac en Bretagne et sites de la Rigalderie et de Peyrarines dans le département du Gard). Les menhirs qui composent les cromlechs s’étagent entre un mètre et plus de trois mètres de hauteur en France. Certains cromlechs écossais dépassent en moyenne quatre mètres de hauteur (notamment le site de l’anneau de Brogdar).


CARTE INTERACTIVE DU CROMLECK DE RENNES-LES-BAIN

En étudiant les monuments celtiques de Rennes-les-Bains, nous serons forcés d’admirer la puissante organisation du Neimheid, lui permettant d’appliquer à di- verses régions des gaules, fort éloignées les unes des autres, des dénominations identiques, fondées sur la similitude des pays.

Les Redones de l’Armorique sont la cause du nom que porte Rennes de Bretagne, et les Redones du Languedoc nous ont donné Rennes-les-Bains du département de l’Aude. On pourrait se demander pourquoi le nom de Rennes est appli- qué à notre station thermale ; on en trouve aisément la rai- son, lorsqu’on examine de près cette étrange contrée : en ef- fet, ses montagnes couronnées de roches, forment un im- mense Cromleck de seize ou dix-huit kilomètres de pour- tour.

Strabon, dans son histoire des Galates ou Tectosages asiatiques, rapporte que le peuple gaulois possédait toujours un « drunemeton » ou cromleck central. C’était le lieu où se réunissaient les membres de la société savante connue sous le nom de Neimheid. Il est fort instructif de voir le terme Neimheid employé en même temps en Irlande et en Asie. La décomposition de Drunemeton jette une vive lumière sur cette belle institution celtique. Cette appellation, comprenant la première syllabe trow de Drouide, et aussi le mot nemet, nous apprend avec certitude quels étaient les membres composant l’Académie celtique. Le verbe to trow (trô), comme on l’a déjà vu, signifie : penser, croire, imagi- ner. Le second verbe to name (nème), possède le sens de nommer, appeler, et head (hèd), se traduit par la tête, le cerveau, l’esprit, le chef. C’est bien la même signification que nous avons donnée au Neimheid Irlandais ; c’est la tête de la nation, pesant avec soin et intelligence les noms dont la composition est soumise à sa science, et les appliquant avec l’autorité que possède un chef universelle- ment reconnu et obéi. César place sur les confins des Car- nutes le lieu où les Druides prononçaient leurs jugements, dans les différends et les contestations relevant de leur auto- rité ; mais le cromleck central, le drunemeton, où s’assem- blait le Neimheid pour remplir ses fonctions scientifiques te créer les dénominations particulières ou générales, était-il aussi sur les confins des Carnutes ? Nous ne le pensons pas ; le cromleck central était fixé tout naturellement par les pierres savantes, et ces pierres étaient dressées dans la tribu des Redones. Le drunemeton du nord devait donc exister chez les Redones de L’Armorique, embrassant une grande étendue de la Gaule pour les travaux de l’illustre assemblée. Cependant, un autre drunemeton ou cromleck central était nécessaire dans le midi; certes, il était impossible au membres du Neimheid dispersés dans la région celtibé- rienne, de se réunir aux autres membres du nord de la Gaule, et cette impossibilité matérielle a pu donner la pen- sée de construire un second drunemeton au pied des Pyrénées, sur les hauteurs de la vallée arrosée par la Sals et devenue aussi, par le fait, Redones ou pierres savantes.

Si l’expression Redones doit désigner un ensemble com- plet de pierres levées et d’aiguilles naturelles et artificielles, c’est bien à Rennes-les-Bains qu’elle appartiendra à juste titre.

L’entrée du Cromleck se trouve au confluent du Rialses avec la Sals. Le Rialses – real (rial), réel, effectif, – cess, impôt, – coule du levant au couchant, dans un vallon dont la terre fertile pouvait certainement permettre aux habitants de fournir l’impôt dont les Celtes frappaient les terrains d’un facile produit.

La Sals ou rivière salèe, coule d’abord du levant au cou- chant, et, après sa jonction avec la Blanque, vers le centre du Cromleck des Redones, poursuit son cours du sud au nord jusqu’à l’entrée de la gorge où commencent à se dessi- ner les premières aiguilles naturelles. Dès qu’elle a reçu les Rialsés, elle se détourne de nouveau vers le couchant, et se dirige vers l’Alder pour y déverser ses eaux amères. Tout près du point central du Cromleck, dans un déchirement de la montagne et bâtie sur les bords de la Sals, on voit la sta- tion thermale de Rennes-les-Bains, bien connue des nom- breux malades qui y on trouvé une guérison assurée ou du moins un soulagement sensible à leur douleurs rhumatismales.

En examinant la carte de Rennes-les-Bains, on peut facilement suivre les contours dessinés par les aiguilles naturelles ou artificielles. Leur position y est marquée par des points rouges pour les ménirs qui existent encore, et par des lignes également rouges pour les crêtes où les ménirs ont été renversés en majeure partie.



Quelle croyance, quel symbolisme secret voilaient ces eaux jaillissantes, conservant en tout temps leur volume, leur température, et s’échappant sans bruit des entrailles de la terre ? Etait-ce là l’image des faveurs continuelles que la généreuse Providence déverse sur ses créatures, ou bien encore, après avoir représenté par des pierres levées, ménirs et dolmens, les dons essentiels de blé et de pain que Dieu leur accordait pour apaiser la faim, les Celtes voulaient-ils témoigner leur reconnaissance, de ce que le Seigneur donnait aussi des fontaines d’eau pure et limpide, destinées à étan- cher la soif ? Cette enceinte de pierres, entourant les sources minérales, indiquait-elle que Dieu, nourricier de son peuple, veillait encore au soulagement et à la guérison des maladies corporelles, par les vertus bienfaisantes renfermées dans ces eaux ?


f38bdec6-72ed-1100-fdc3-d5fb436fbfe5

Citations des termes
ÉPI • BLÉ • CÉRÉALE • GRAIN • PAIN
 • GRENIER • SILO • MOISSONNER

dans Le Cromleck de RLB

p. 11 : La pellicule du blé moulu et passé au blutoir se nomme, en dialecte languedocien, brén ; en breton bren ; en gallois bran ; en irlandais et écossais bran.

p. 70 : Il n’était plus, par conséquent, obligé de moissonner, de transporter les fruits récoltés dans les granges disposées à cet effet, et c’est là l’explication fort simple et très claire du nom de Moïse par la langue celtique – to mow (mô), moissonner, faucher, to ease (ise), délivrer.

pp. 71 : Moïse ajouta : le Seigneur vous donnera ce soir de la chair à manger et, au matin, il vous rassasiera de pains.

pp. 72-73 : Ils la nommèrent ainsi parce que c’était en vérité le fondement essentiel de leur alimentation quotidienne, tenant lieu du blé qu’ils ne pouvaient point récolter dans leur voyage.

p. 121 : « Avril, Aphirila. » Désirer que les céréales présentent bientôt l’image de l’épi – to ape, présenter l’image, – ear (ir) épi de blé, – to will (ouill), désirer.

« Mai, Maiyatza. » Aux épis souhaités viennent s’adjoin- dre, en mai, les brillantes fleurs des champs – to may (mé), cueillir des fleurs, – to add, ajouter –.

pp. 151-152 : Ces Belges commencèrent à cultiver et à ensemencer les champs : l’île était fort peuplée, les troupeaux très nombreux ; les habitants de l’intérieur vivaient de lait et de viande, ne semaient point de blé, et étaient vêtus de peaux. La privation volontaire de blé et de pain, l’alimentation exclusive par le lait et la viande, les vêtements de peaux avaient paru aux yeux du Neimheid constituer un genre de vie assez dur et assez incommode pour faire nommer ces insulaires, Britanni.

p. 166 : Neimheid, nous l’avons déjà vu, désigne le corps savant qui composait les dénominations. Ces hommes d’élite dis- tribuaient-ils aussi au peuple le fondement principal de leur nourriture, c’est-à-dire le blé et le pain ? Feid le déclare positivement, puique le verbe to feed (fid) signifie, nourrir, donner à manger. Les termes ménir, dolmen, cromleck, se rapportent encore à ce fait important, qui consistait pour les Druides, à distribuer au peuple Celte, d’abord la science religieuse, essentielle à la vie morale, et en second lieu, le blé et le pain, essentiels à la vie matérielle. Le ménir, par sa forme aiguë et en pointe, représentait l’aliment de première nécessité, le blé, – main (mén), prin- cipal, – ear (ir), épi de blé.– Chose étrange ! Dans tous nos villages du Languedoc, on trouve toujours un terrain auquel est attaché le nom de Kaïrolo, – key, clef, – ear (ir), épi de blé, – hole, petite maison des champs.
– Dans ce terrain, probablement, était construit le grenier à blé des villages celtiques. La répartition du blé était faite par la main des Druides, …

p. 167 : Ce chef suprême de l’ordre druidique se nommait Eal-ir- bad, – to heal (hil), rémédier à, – ear (ir), épi de blé, – bad, gâté, mauvais – : rémédier au blé gâté. Il était donc obligé, par ses fonctions d’archidruide, non-seulement de répartir le blé en temps ordinaire, mais encore, dans les années malheureuses, de rémédier aux accidents survenus aux récoltes, en distribuant, sans doute, le blé prudemment tenu en réserve dans les greniers spéciaux.

p. 173 : Le pays des Carnutes a-t-il jamais vu faiblir son immense production en céréales?

p. 239 : Cette colline, hérissée de roches aiguës, ne pouvait donc être aimable et douce, que parce qu’elle rappelait aux Gaulois la bonté de la Providence Divine, distribuant avec abondance, à son peuple, l’aliment essentiel, l’épi de blé.

p. 241 : Cette meule devait moudre le blé d’une manière parfaite, et n’avait nul besoin, à cause de ses pores nombreux, d’être repiquée, ni même sillonnée dans sa surface moulante par des cannelures angulaires.

p. 247 : Il ne faut pas s’étonner outre mesure de ce que les Celtes eussent des connaissances religieuses fort étendues ; ils avaient apporté de l’Orient les notions les plus exactes sur l’Être Divin, et ils ont fixé dans le sol, au moyen de pierres levées, leur pensée et leur croyance sur Dieu, en qui tout vit et se meut, sur Dieu, distribuant aux hommes par sa Providence généreuse, l’aliment principal de la subsistance corporelle, le blé et le pain. Voilà ce qu’indiquent les ménirs et les dolmens qui entrent dans la formation des cercles de pierre, des cromlecks.

p. 255 : Les grandes pierres érigées dans toute la Gaule, renfermaient un sens religieux d’une vérité incontestable. Elles étaient le symbole de la pure science religieuse en évoquant le souvenir de Dieu qui crée le monde, ordonne à la terre de produire le grain de blé, dont sa créature privilégiée sera nourrie, distribue par sa providence vigilante les biens nécessaires à l’homme, le gouverne et le régit par les lois de l’infinie justice.

p. 264 : Mais leur fonction la plus laborieuse était d’assurer au peuple l’aliment de première nécessité, le blé et le pain, et les termes de Feid-Neimheid, ménir, dolmen et cromleck, se rapportent tous à cette charge de leur ministère.

p. 265 : Du reste les Druides, déjà fort instruits par leurs traditions des vérités fondamentales de la vraie religion, furent les premiers à embrasser le christianisme, dont les doctrines étaient le complément des vérités qu’ils avaient conservées intactes, et, entrés à la suite de leur conversion dans l’ordre sacerdotal chrétien, ils ont aimé à conserver leurs fonctions de distributeurs de blé, qui s’alliait si bien avec les préceptes de charité de l’Evangile.

p. 267 : Etait-ce là l’image des faveurs continuelles que la généreuse Providence déverse sur ces créatures, ou bien encore, après avoir représenté par des pierres levées, ménirs et dolmens, les dons essentiels de blé et de pain que Dieu leur accordait pour apaiser la faim, les Celtes voulait- ils témoigner leur reconnaissance, de ce que le Seigneur donnait aussi des fontaines d’eau pure et limpide, destinées à étancher la soif ?

p. 285 : D’après l’auteur des Derniers Bretons, Eguinané ou plutôt enghin-an-eit, signifierait le blé germe. Le terme aguilanlé, entendu à Blois ne présente aucune idée à l’esprit, tandis que l’aguillouné chanté à Lectoure nous donne, malgré une légère altération dans la prononciation, la véritable expression celtique dont se servaient nos ancêtres.

p. 294 : Les Gaulois, au rapport de certains historiens, se nourrissaient des fruits de la chasse et de la pêche, auxquels ils ajoutaient les glands du chêne et probablement aussi les faînes du hêtre : ils ne cultivèrent le blé, que lorsque les Phéniciens l’eurent importé dans l’Occident.
Il serait, croyons-nous, impossible de prouver de pareil- les allégations. Les Celtes venaient de l’Asie-Mineure, où le blé, n’était, certes, point inconnu : leurs communications avec l’Orient étaient continuelles par le flot des nouvelles peuplades se dirigeant sans cesse vers le soleil couchant : le Neimheid, ce corps savant qui gouvernait la marche de la migration Celtique, était, en entier, composé de Druides, ce que César n’infirme pas lorsqu’il écrit : « On pense que l’institution druidique trouvée en l’île de Bretagne a été de là transportée dans la Gaule. » Est-il admissible que l’intègre Neimheid, le distributeur du blé, l’aliment essen- tiel, ait eu la hardiesse de donner aux ménirs, dolmens et cromlecks leurs noms particuliers et distinctifs, pendant que les Gaulois avaient seulement des glands et des faînes pour remplacer le blé et le pain ?

p. 295 : On peut affirmer avec certitude qu’ils cultivaient le blé, puisque cet aliment était l’objet d’une distribution impar- tiale et la kaïrolo – key (ki) clef, – ear (ir), épi de blé. – hole, creux, petite maison –, le grenier et peut-être le silo ou souterrain renfermant la précieuse céréale, existait toujours auprès des centres d’habitations celtiques. Il n’y a guère, en effet, de village qui ne possède un terrain de ce nom : la kaïrolo des Redones était située au sud de Montferrand tout près du chemin conduisant au ruisseau de la Coume et aux Artigues. La production du blé étant même fort abondante dans certaines régions privilégiées, on avait recours à des mains étrangères à ces contrées, afin de mois- sonner avec plus de célérité.
…Les Redones n’hésitaient point à louer ainsi leurs bras pour les travaux importants de la moisson, et le nom de Montferrand atteste leurs périodi-ques voyages à cet effet – to mow (mô), moissonner, – to own (ôn), prétendre à, – to fare (fère), voyager, – hand, main –.


images

Symbolique  générale du BLÉ

L’origine du blé, nourriture par excellence, est totalement inconnue, comme celle de beaucoup de plantes cultivées comme l’orge, le haricot ou le maïs. On peut multiplier les espèces, les marier, améliorer la qualité, on n’a jamais réussi à créer du blé ou une autre de ces plantes alimentaires de base. C’est pourquoi elles apparaissent dans beaucoup de civilisations comme un présent des dieux lié au don de la vie. Déméter (Cérès pour les romains) donne l’orge et envoie Triptolème répandre le blé dans le monde. Xochiquetzal apporte le maïs… Le blé symbolise le don de la vie qui ne peut être qu’un don des dieux, la nourriture essentielle et primordiale. Les grains de blé retournés au sol sont une promesse d’autres épis.

L’épi de blé était un emblème du dieu de l’Égypte Antique Osiris, symbole de sa mort et de sa résurrection.

Chez les grecs et les romains, les prêtres répandaient du blé ou de la farine sur la tête des victimes avant de les immoler. Blé, semence d’immortalité ou promesse de résurrection est nourriture fondamentale signifiant nourriture d’immortalité. L’épi de blé des mystères d’Eleusis est symbole de résurrection.

Bannans 25

Le BLÉ en héraldique

Le thème du moulin se raccorde naturellement à celui du blé et donc aussi à l’agriculture, aux travaux des champs, aux outils agraires, aux animaux de trait en particulier et de la ferme en général. Le blé c’est aussi le pain et donc les métiers de boulanger et de pâtissier. Ainsi, c’est tout le cycle du pain que nous sommes amenés à parcourir par l’entremise de l’héraldique, un sujet déjà traité sur Herald Dick Magazine et dont le lien est donné plus bas.
Le blé apparaît de diverses façons sur les blasons : en épi simple, feuillé ou non, en bouquet de deux, trois épis ou en gerbe, liée ou non. Certaines gerbes ont parfois un épi rabattu de chaque côté. Un seul blason, à notre connaissance, dispose quatre épis en croix : celui de Saint-Jodard, dans le Pas-de-Calais. De même, un seul blason figuredes sacs de blé : celui de Doudeville, en Seine-Maritime. Le blason de Champnétery, en Haute-Vienne, montre une plantation de cinq épis.

Symbolique  celte du BLÉ

Nourriture principale des civilisations européennes, le blé est le cycle éternel de la vie, de la mort, des transformations & des libérations spirituelles, le blé en était le principe initiatique par excellence association mort – renaissance & fructification [épanouissement de la part divine & lumineuse de chaque être] ; voir le récit du jeune Gwion pour échapper à Cwerridwen déguisée en sorcière qui voulait le tuer, se métamorphosa en grain de blé. La déesse se transforma, elle, en poule & avala le grain de blé, mais, ayant retrouvé sa forme initiale, elle fut imprégnée de lui & le remit au monde 9 mois plus tard [cycle initiatique complet voisin du rite d’Éleusis]

Symbolique  du dolmen

vlc_dessin2

Le mot « Dolmen » vient du Breton : DOL = TABLE + MEN = PIERRE
Il semble que Théophile Malo Corret de La Tour d’Auvergne soit le premier à avoir utilisé le terme « dolmen », dans son ouvrage Origines gauloises. Celles des plus anciens peuples de l’Europe, puisées dans leur vraie source ou recherche sur la langue, l’origine et les antiquités des Celto-Bretons de l’Armorique, pour servir à l’histoire ancienne et moderne de ce peuple et à celle des Français, publié entre 1792 et 1796. Le terme « dolmen » est repris par Pierre Jean-Baptiste Legrand d’Aussy (1737-1800) qui propose une interprétation différente de la fonction du dolmen, en y voyant, non plus une table de sacrifice ou un autel comme le pensait Malo Corret, mais bien une sépulture.
Certains dictionnaires étymologiques avancent que ce terme aurait été forgé outre-manche, à partir du cornique tolmen, qui aurait désigné à l’origine un cercle de pierres ou une pierre trouée.
Un dolmen est une construction mégalithique préhistorique constituée d’une ou plusieurs grosses dalles de couverture (tables) posées sur des pierres verticales qui lui servent de pieds (les orthostates). Le tout était originellement recouvert, maintenu et protégé par un amas de pierres et de terre nommé tumulus. Les dolmens sont généralement interprétés comme des tombes à chambre, des monuments funéraires ayant abrité des sépultures collectives.
Les dolmens européens ont été construits entre la fin du Ve millénaire av. J.-C. et la fin du IIIe millénaire av. J.-C., ceux d’Extrême-Orient au Ier millénaire av. J.-C..
Pour certains chercheurs, à côté de ces mégalithes, leurs équivalents en bois appelés, faute de terme créé pour les désigner, dolmens en bois, pourraient avoir existé.

Description :
Dans leur état actuel de dégradation, les dolmens se présentent souvent sous l’apparence de simples tables. Ils ont longtemps pu faire penser à des autels païens, mais il s’agit bien de chambres sépulcrales et de galeries de tumulus (buttes artificielles), dont la partie meuble (remblai) a été érodée au cours des siècles. Leur architecture comporte parfois un couloir d’accès qui peut être construit en dalles ou en pierres sèches. La chambre sépulcrale, aux formes variables (rectangulaire, polygonale, ovale, circulaire…), peut aussi être précédée d’une antichambre. Dans certains dolmens, l’entrée présente une porte taillée dans une ou plusieurs dalles verticales.
La morphologie des dolmens peut varier en fonction des régions ; ainsi observe-t-on, par exemple en Loire-Atlantique, des dolmens dont le couloir central dessert plusieurs chambres, de part et d’autre, formant ainsi un ou deux transepts et compliquant notablement le plan de la sépulture.
En Bretagne, en région parisienne et dans d’autres pays, dans certains dolmens démesurément longs, la chambre et le couloir ont la même largeur et se confondent. Ils sont recouverts de plusieurs tables et sont appelés « allées couvertes ». La complexité et l’importance des monuments peuvent être telles que certains tumuli recouvrent plusieurs dolmens, comme le grand cairn de Barnenez (Finistère, France) qui couvre onze sépultures à couloir, les unes mégalithiques, et d’autres avec voûtes de pierres sèches, en encorbellement…
À l’opposé, la région des Cévennes est riche en tombes du genre coffre, souvent en dalles de schiste et pierres sèches, sans couloir, et sous un cairn assez bas, parfois réunis en nombre dans une nécropole de crête.
Les dolmens de plan simple (sans couloir) abondent dans tout le sud de la France avec plusieurs milliers d’unités.

Types de dolmens :
Les dolmens simples sont composés d’une table, de deux à trois orthostates et d’une dalle de chevet. La chambre ainsi définie est de forme rectangulaire (dolmen dit de «type A») ou polygonale (dolmen dit de «type B»). Ce type de dolmens est très répandu dans le sud-ouest (Aveyron, Lot) et le centre (Puy-de-Dôme) de la France.

Les dolmens à couloir sont des dolmens où l’entrée de la chambre est précédée d’un couloir composé de grandes dalles. Ce type de construction se rencontre souvent en Bretagne sud (Morbihan, Loire-Atlantique). Les dolmens à couloir sont parfois réunis sous un même tumulus (Barnenez). Les dalles sont souvent gravées comme à Gavrinis ou Locmariaquer).

Les dolmens à chambre compartimentée comme à la Nécropole mégalithique de la Pointe du Souc’h.

Les dolmens en V se caractérisent par une chambre trapézoïdale raccordée sans rupture au couloir d’accès.

Les dolmens à cabinets latéraux comportent de petites cellules adossées à la chambre.

Les dolmens transeptés se caractérisent par un couloir conduisant à une chambre terminale précédées d’un double jeu de chambres latérales dessinant une croix de Lorraine. les plux beaux exemples sont visibles à Pornic (Tumulus des Mousseaux, Dolmen de la Joselière).

Les dolmens coudés, où la chambre et le couloir dessinent une équerre, se rencontrent fréquemment dans le Morbihan.

Le dolmen angevin, ou dolmen à portique, est une construction de taille monumentale composée d’une grande chambre précédée d’une antichambre surbaissée (La Roche-aux-Fées).

Le dolmen angoumoisin, à chambre carrée, ou rectangulaire.

Le dolmen languedocien, orienté à l’ouest, ou au sud-ouest.

Les allées couvertes très fréquentes dans les Côtes-d’Armor, emblématiques de la culture Seine-Oise-Marne et que l’on retrouve jusqu’en Provence.

Fonction : Éléments structuraux du dolmen du Lamalou, Hérault, France
Les dolmens étaient des sépultures collectives à caractère réutilisable. Cela explique que, dans certains dolmens, on ait pu découvrir les restes humains de plusieurs centaines d’individus et du mobilier de périodes différentes (Néolithique, âge du cuivre, du bronze, du fer, ou même périodes plus tardives). Un peu à l’image de nos caveaux familiaux, les dolmens pouvaient servir bien plus longtemps qu’aujourd’hui, et il est sûr que certaines tombes ont dû servir durant des siècles. Les ossements pouvaient être superposés en plusieurs couches et, pour faire de la place, subir une réduction ou une évacuation dans les couloirs8.

L’expression « sépulture collective » n’implique pas forcément qu’il s’agisse d’un tombeau pour tous : au vu de la quantité d’ossements parfois assez faible découverte dans des sépultures de grande taille — monuments prestigieux —, on se demande si certaines n’étaient pas réservées à un groupe de privilégiés de la communauté.

L’interprétation, comme tombeau, ne doit peut-être pas être généralisée. Certains dolmens n’ont pas livré de restes humains de type sépulcral, mais cela peut être une conséquence de phénomènes taphonomiques, de l’érosion, de pillages, de fouilles anciennes peu méthodiques, ou de fouilles clandestines. Lors de son ouverture, le dolmen sous tumulus de Mané-er-Hroeh, à Locmariaquer ne contenait pas de restes humains.

Quant au tumulus, il n’avait pas qu’une utilité protectrice de la chambre funéraire, mais sans doute aussi une fonction de signalisation, voire d’ostentation : un grand tumulus, parementé, imposait sa masse au visiteur, devait inspirer le respect du lieu et conférer un prestige certain à la communauté qui l’avait érigé.

Par ailleurs, plusieurs trouvailles archéologiques (offrandes, autel, allées, etc.) font penser que ces monuments funéraires ont pu avoir une fonction religieuse. Même bien après la grande période d’érection des mégalithes en Europe, les peuples celtes les ont, semble-t-il, parfois utilisés à des fins religieuses, mais n’en sont pas pour autant les constructeurs, comme l’affirmèrent les premiers chercheurs celtomanes des xviiie siècle et xixe siècle, qui rattachaient systématiquement les mégalithes aux Gaulois et aux Bretons.

Symbolique  du menhir

peyrolles copy

Un menhir est une pierre dressée, plantée verticalement. Il constitue l’une des formes caractéristiques du mégalithisme. Les menhirs se rencontrent de façon générale un peu partout en Afrique, Asie et Europe, mais c’est en Europe de l’Ouest qu’ils sont le plus répandus. Dans cette région, ils ont été érigés au Néolithique. Pour certains chercheurs, il existe au Néolithique à côté de ces mégalithes, leurs équivalents en bois appelés, faute de terme créé pour les désigner, menhirs en bois. Le terme « menhir » est construit à partir du breton maen, « pierre », et hir, « longue ». Il semble que ce soit Théophile-Malo de La Tour d’Auvergne-Corret qui, le premier, officialise le terme « menhir », dans son ouvrage Origines gauloises. Celles des plus anciens peuples de l’Europe puisées dans leur vraie source ou recherche sur la langue, l’origine et les antiquités des Celto-bretons de l’Armorique, pour servir à l’histoire ancienne et moderne de ce peuple et à celle des Français, publié entre 1792 et 1796. Cette appellation « menhir » est vite relayée par l’historien Pierre Jean-Baptiste Legrand d’Aussy (1737-1800).

On m’a dit qu’en bas-breton ces obélisques bruts s’appellent ar-men-ir. J’adopte d’autant plus volontiers cette expression, qu’avec l’avantage de m’épargner des périphrases, elle m’offre encore celui d’appartenir à la France, et de présenter à l’esprit un sens précis et un mot dont la prononciation n’est pas trop désagréable. La nécessité où s’est vue la nation bretonne d’imaginer une expression pour désigner cette sorte de monument, semble annoncer qu’elle en avait chez elle une très grande quantité. […]

Ar-men-ir, littéralement la pierre longue. Ar, dans la langue bretonne, de même qu’al dans la langue arabe, est l’article défini qui répond à notre le, la; le transporter dans notre langue en y joignant le nôtre, serait une faute, parce que ce serait employer deux articles au lieu d’un. Je dirai donc menir, et non l’almenir; de même qu’on dit le Koran, et non l’alkoran.

De façon générale, les menhirs sont des pierres dressées verticalement. Le matériau employé dépend de la région (granite, porphyre,…). Leur taille varie fortement, de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres de hauteur. La pierre peut être taillée (en forme de colonne, d’amande, de dalle anthropomorphe,…) ou avoir été plantée telle quelle, plus ou moins brute. Leur forme générale est toutefois généralement irrégulière et varie selon la nature du matériau : le granite et le grès peuvent aisément être régularisés par bouchardage, le quartz ou le schiste ne se prêtent pas à la taille, schiste et calcaire se débitent facilement en dalle.

En Europe, les menhirs constituent l’une des formes caractéristiques du mégalithisme au Néolithique jusqu’à la fin du Chalcolithique. Jusqu’à récemment, les menhirs sont associés à la culture campaniforme qui occupait l’Europe à la fin du Néolithique et au début de l’âge du bronze, entre 4500 et 2500 ans avant notre ère. Certains travaux récents sur les mégalithes de Bretagne suggèrent une origine plus ancienne, jusqu’à 6000 ou 7000 ans avant notre ère.

Quasiment rien n’est connu de l’organisation sociale et des croyances des populations ayant érigé les menhirs. Aucune trace de leur langue n’est parvenue jusqu’à notre époque ; cependant, nous savons qu’ils enterraient leurs morts et pouvaient cultiver des céréales, produire des poteries, des outils de pierre et des bijoux. Identifier l’utilisation des menhirs reste entière spéculation. Toutefois, il est probable que certains usages impliquent des rites de fertilité et des cycles saisonniers.

La culture populaire a souvent associé les menhirs aux Celtes, ce qui est inexact puisque les menhirs existaient plusieurs milliers d’années avant l’arrivée des Celtes en Europe. Certaines pierres plantées à la protohistoire sont plus des stèles que des menhirs mégalithiques. En France, c’est le cas notamment du menhir d’Ensérune dans l’Hérault.

La fonction des menhirs n’est pas non plus connue. Au cours des siècles, il a été suggéré qu’ils avaient pu être utilisés par les druides pour des sacrifices humains, avoir servi de bornes territoriales ou comme éléments d’un système idéologique complexe, ou encore comme calendriers primitifs. Jusqu’au xixe siècle, les archéologues ne possèdent pas une connaissance suffisante de la préhistoire et leurs seules références sont fournies par la littérature classique. Le développement de la datation par le carbone 14 et de la dendrochronologie ont fortement avancé les connaissances dans ce sujet.

Au Moyen Âge, les menhirs sont supposés avoir été bâtis par les Géants ayant habité sur terre avant le Déluge. De nombreux mégalithes sont christianisés par les chrétiens, notamment en sculptant le sommet en forme de croix ou des symboles sur leur surface. Dès le vie siècle selon la Vita prima sancti Samsonis, saint Samson aurait gravé une croix sur un menhir autour duquel les Bretons d’outre- Manche s’adonnaient « par jeu » à des rites ancestraux (notamment la pratique des jeunes femmes désireuses de se marier de danser autour des pierres, de se frotter contre les blocs ou de s’asseoir dessus, leur symbole phallique étant associé à la fertilité). C’est principalement le xviiie, le xixe avec l’invention de la dynamite et les remembrements du xxe siècle qui sont responsables des trois-quart des destructions.

On estime que sur les 50 000 mégalithes ayant été érigés en Europe de l’Ouest et du Nord, environ 10 000 subsistent à notre époque.

Les pierres branlantes

rouler

Les pierres branlantes sont nommées roulers par les Bre- tons, – ruler (rouleur), gouverneur. – Elles sont le signe des gouvernements divin et druidique.

La manière dont elles sont posées indique avec évidence un but poursuivi et atteint, celui de permettre à une secousse légère de produire une trépidation marquée et sensible, mais non une oscillation profonde qui déplacerait le centre de gravité, et qui précipiterait le rocher au bas de la montagne.

A côté du premier de ces deux roulers, un petit ménir dresse sa pointe émoussée : deux autres ménirs sont renversés à droite et à gauche. Ils étaient simplement posés sur le sol et non point enfoncés dans la terre, car le plan de leur base a gardé de petites pierres blanches, agglutinées par l’effet du poids et du temps, et semblables au gravier du terrain sur lequel ils pesaient.

C’est le signe de la puissance de Dieu jugeant et gouvernant ses créatures. Les hommes ne sauraient échapper en aucun temps à cette auto- rité divine, soit qu’elle accorde des récompenses, soit qu’elle exerce les droits d’une justice vengeresse. Il n’est jamais ent- ré dans l’esprit d’aucun peuple de nier cette action de Dieu créateur gouvernant ses créatures : aussi les Celtes étant de tous les peuples anciens hormis le peuple hébreu, celui qui avait conservé dans ses traditions la doc- trine la plus pure, devaient-ils garder avec soin cette vérité essentielle du gouvernement divin sur l’humanité.


La croix grecque

& la croix byzantine se composent d’une hampe et de croisillons égaux. Ses branches sont jointes à angles droits.
Elle prend aussi le nom de croix à plan centré. On la représente parfois inscrite dans un cercle. Les églises orientales comme celles byzantines sont généralement bâties sur un plan en croix grecque. Elle est favorable à la beauté de l’élévation.


LE CERCLE

DéfinitionCourbe plane dont tous les points sont situés à égale distance du centre.

Citations dans le Chromleck de R-L-B :

p. 20
Dialecte Languedocien, Round, rond, cercle.
Langue Anglo-Saxonne, Round, rond, cercle.

pp. 163-164
Les menhirs étaient d’énormes blocs de pierres brutes, « que l’on fichait en terre aux environs des tombeaux. Ils « étaient plantés isolément, ou par rangées, c’est-à-dire en « cercle ou en avenue. « Quand les menhirs sont rangés en cercle, uniques ou « multiples, on les nomme cromlechs. Ce sont de vastes « enceintes de pierres, ordinairement disposées autour d’un « dolmen. Le culte dû aux morts parait avoir converti ces « enceintes en lieux de pélerinage où se tenaient, à de « certains jours, des assemblées publiques. Ces enceintes « sont tantôt circulaires, comme en Angleterre, tantôt « rectangulaires, comme en « Allemagne ; elles comprennent un ou plusieurs rangs.
« … Ces monuments de pierre, nous l’avons déjà dit, ne « sont pas plus celtiques que druidiques. Les Celtes, peuples « qui occupèrent une partie de la Gaule, plusieurs siècles «avant l’ère chrétienne, sont tout à fait innocents des « constructions mégalithiques.

pp. 165-166
« Les pierres isolées, dit H. Martin, se nomment menhir, « pierre longue, ou peulvan, pilier de pierre ; les grottes « factices, leckh, roche, ou dolmen pierres levées, (de tol « ou dol, élévation) ou table de pierre, (de taol, table) : les «cercles, crom leckh (pierres de crom ou cercles de « pierres). Les fameuses tours rondes d’Irlande sont aussi « des monuments gaëliques, d’un caratère religieux, comme « l’atteste bien leur nom traditionnel, Feid-Neimheidh. »

pp. 167
Le cercle de pierres, ordinairement de forme ronde, représente le pain: Cromleck, en effet dérive de Krum (Kreum), mie de pain et de to like (laïke), aimer, goûter. Dans le Cromleck de Rennes-les-Bains, on voit de fortes pierres rondes, figurant des pains, placées au sommet de roches énormes.

p. 230
Au sommet du Bazel, on aperçoit des pierres levées fort étranges, qui contribuent à former le cercle du cromleck du côté du levant. Il est à peu près impossible de décrire en dé- tail ces grandes pierres ; elles sont en nombre considérable, et leur somme peut aisément être portée à trois ou quatre cents arrangées en ordre sur la crête ou gisant confusément sur la pente regardant le sud. Une de ces pierres mesure plus de huit mètres de longueur, sur deux de largeur et au- tant de hauteur : cette masse d’environ trente deux mètres cubes a été soulevée, inclinée dans une direction voulue, et calée à une de ses extrémités afin que son poids énorme ne l’entraînât point sur la pente raide de la montagne. Il faut voir, de ses propres yeux, cette oeuvre gigantesque, qui cause une stupéfaction : aucune description ne peut donner une idée exacte de ce travail prodigieux.

pp. 244-245-246-247
Un second cromleck, d’une moindre étendue, est enfermé dans celui que nous avons tâché de retracer. Partant du ha- meau du Cercle, vers le milieu du flanc de la montagne, il suit par l’Illète jusqu’au ruisseau de Trinque Bouteille, se dessine ensuite sur la pente du Serbaïrou la plus rapprochée des rivières de la Blanque et de la Sals, reprend au Roukats, pour se terminer en face du hameau du Cercle, son point de départ. On pourrait s’étonner à bon droit de ne rencontrer aucun dolmen parmi ces monuments celtiques. Nous en avons retrouvé sept ; cinq sur les flancs du Serbaïrou, et deux au Roukats. Le plus remarquable est situé en face de la Borde-neuve, tout près d’une grande pierre carrée, étran- gement posée en équilibre sur une roche. Ce dolmen, fermé à une extrémité, offre l’image d’une grotte. En se plaçant sur le chemin conduisant à Sougraignes, l’oeil distingue aisément la structure de toutes ses parties. Tout à fait dans le haut, directement au-dessus du dolmen, une roche de la crête porte une croix grecque gravée dans la pierre : c’est la plus grande de toutes celles qu’il nous a été donné de reconnaître. En se rapprochant de l’ancien chemin de Bugarach, à la même hauteur que celle du dolmen, une roche énorme est ornée d’une pierre assez forte présentant la forme ronde du pain.

II SIGNIFICATION RELIGIEUSE DU CROMLECK, DES MÉNIRS, DOLMENS ET ROULERS.
Les cercles tracés par les pierres levées, avaient pour les Celtes un sens profondément religieux. Les Druides, de même que les anciens philosophes, regardaient la figure cir- culaire comme la plus parfaite : elle leur représentait la per- fection Divine, immense, infinie, n’ayant ni commencement, ni fin. Zénon enseignait que Dieu était sphérique, c’est-à- dire parfait, et la sentence si recommandée d’Empédocles, disant que Dieu est une sphère intellectuelle et incompré- hensible dont le centre est partout et la circonférence nulle part, ne signifie pas autre chose que l’excellence et la perfection infinies de Dieu. Le roi David s’écrie dans le même sens : « Le Seigneur est grand et au-dessus de toute louange : il n’y a point de fin à sa grandeur. » (Ps. 144. v. 4.)
Le symbolisme du cercle n’était point, comme on peut le voir, particulier aux Celtes. Il faut dire cependant qu’il leur était familier, ainsi que le prouvent les cromlecks répandus dans toutes les contrées habitées par nos aïeux.
Le centre du cromleck de Rennes-les-Bains se trouve dans le lieu nommé, par les Gaulois eux-mêmes, le Cercle–. En appelant Cercle – to circle (cerkl’) environner, entourer –, le point central du cromleck des Redones, et renfermant ainsi un petit cercle dans un plus grand, les Druides ont vou- lu exprimer l’idée très nette qu’ils possédaient d’un Dieu unique et existant dans les êtres. Dieu étant l’Etre même par essence, il est aussi en toutes choses de la manière la plus intime, puisqu’il est la cause de tout ce qui existe. Le monde créé est ici représenté par le petit cercle enfermé dans un plus grand, et ce grand cercle par sa figure sphérique, offre à l’esprit l’idée de la perfection essentielle de Dieu, en qui tous les êtres vivent et se meuvent, qui contient toutes choses et existe en elles, non point comme une partie de leur essence ou un accident, mais comme un agent est présent à l’être sur lequel il agit et qu’il atteint par sa vertu.
Il ne faut pas s’étonner outre mesure de ce que les Celtes eussent des connaissances religieuses fort étendues ; ils avaient apporté de l’Orient les notions les plus exactes sur l’Etre Divin, et ils ont fixé dans le sol, au moyen de pierres levées, leur pensée et leur croyance sur Dieu, en qui tout vit et se meut, sur Dieu, distribuant aux hommes par sa Provi- dence généreuse, l’aliment principal de la subsistance corpo- relle, le blé et le pain. Voilà ce qu’indiquent les ménirs et les dolmens qui entrent dans la formation des cercles de pierre, des cromlecks.
Dans le cromleck de Rennes-les-Bains, on voit aussi figu- rer deux pierres branlantes ou roulers. C’est le signe de la puissance de Dieu jugeant et gouvernant ses créatures. Les hommes ne sauraient échapper en aucun temps à cette auto- rité divine, soit qu’elle accorde des récompenses, soit qu’elle exerce les droits d’une justice vengeresse.

pp. 274-275
On ne peut assez regretter que les noms des sources du Pont, du Cercle et des eaux chaudes, soient complétement perdus : ils nous auraient sûrement renseignés sur le degré de science médicale des Druides, en ce qui concerne l’action thérapeutique des eaux minérales dont ils faisaient usage. Les eaux des deux fontaines de la Madeleine ou de la Gode n’ont point encore été analysées. Elles doivent se rapprocher beaucoup de la nature de celles du Cercle et du Pont, dont suit l’analyse faite à l’Académie de médecine de Paris en 1839.

rc cercle1

Ce tableau fait amplement connaître la composition des eaux froides, et fait soupçonner l’activité qu’elles doivent posséder dans les cas divers où l’on est appelé à en faire usage.

p. 292
Des constructions faites de bois et d’argile n’étaient point, à coup sûr, fort coûteuses ; aussi elles existaient nombreuses dans la contrée. Au milieu de la pente Est de la montagne qui regarde Rennes-les Bains, et sur un point assez rappro- ché du hameau du cercle, on distingue une grande roche, taillée profondément de manière à former trois des côtés d’une maison carrée. Le terrain dans lequel cette roche est comprise, porte le nom de Gléizole, – clay (clé), argile, – to ease (ize), délivrer, – hall (hâull), maison –. Cette maison, affranchie de l’argile ordinairement employée dans la construction des habitations gauloises, accuse par sa forme carrée l’époque gallo-romaine.

p. 293
Le Roucats, – (to ronghcast), ébaucher –, que nous avons cité en parlant du Siala, s’étend jusqu’à la rive droite de la Sals, est rempli de ménirs ébauchés, de tables de pierre superposées les unes aux autres, et fait partie du cercle inté- rieur renfermé dans le cromleck des Redones. Sur les bords de la Sals et dans le Roucats, on distingue une partie du chemin celtique qui conduisait à Bugarach. On peut aisé- ment mesurer la largeur de ce chemin par les ménirs qui le bordent encore. Au point précis où le chemin, longeant la ri- vière, pé_nètre dans le bois du Roucats, on remarque sur deux roches, placées à droite et à gauche de la route gau- loise, plusieurs petites croix grecques, couvertes de mousse, et qui font connaître, à n’en point douter, l’importance des nombreux ménirs disséminés sur les flancs de la colline.

p. 306
Les missionnaires chrétiens envoyés par l’illustre et saint Evêque pour conquérir à la vérité les esprits et les coeurs des Gaulois de la Narbonnaise, comprirent, en pénétrant dans le cromleck des Redones, que les respect dont on entourait ces pierres taillées ou levées, était un respect de- venu idolâtrique, et ils firent graver des croix grecques sur tous les points de ce cercle de pierres, à l’entrée du Crom- leck, aux Crossés, au Roukats, au Serbaïrou, sur la crête du Pla de la Coste et de las Brugos et au Cugulhou du couchant.
Alors, à l’arête du cap dé l’Hommé sur le haut d’un ménir, en face du temple païen, converti en église chrétienne détruite plus tard par l’incendie, fut sculptée une belle tête du Sauveur regardant la vallée, et dominant tous ces monuments celtiques qui avaient perdu leurs enseignements. La croix, victorieuse du paganisme, n’a pas discontinué de ré- gner dans le cromleck de Rennes-les-Bains, et maintient toujours, gravés dans le coeur religieux de ses habitants, les préceptes de vie donnés au monde par l’Eternelle Vérité.

ob_15a719_orSymbole alchimique de l’OR


Principe de duplication symétrique en peinture

Principe basique des duplications & symétries :

Les école italienne, flamande & française renaissantes permettent de voir des rennes en dupliquant & en symétrisant les compositions.
Fra Angelico, Lippi, Mantegna, Botticelli, Vinci, Durer, Bosch, Van Dijk, Van Eyck, Bruegel, Teniers, Poussin, Signol, Delacroix…
Autant d’Artistes travaillant d’après un absolu négatif.

Le hasard n’existe pas en géométrie sacrée.


Duplication & symétrie : application sur la Rennes Centique

©D.Hœberg.
Duplication & Mirroring
roulers
Pique
©D.Hœberg.
Areigne
©D.Hœberg.
Blé à Lavaldieu


MENHIR DE PEYROLLES

… sur la Rennes Celtique, en toute discrétion.

La Pierre droite, historique & présentation par Louis Fédié.

Identification du lieu sur la Rennes Celtique


Conclusion

entreeLVD

Entrée ouverte de la cella royale de la Vallée de Dieu.
Pyramide céleste sous son étoile.


Daniël Hœberg ©2Ø18


Publicités