{ Rennes Celtique décodée }

Carnet de recherches

— introduction —

rc_header2


f38bdec6-72ed-1100-fdc3-d5fb436fbfe5

Citations des termes
ÉPI • BLÉ • CÉRÉALE • GRAIN • PAIN
 • GRENIER • SILO • MOISSONNER

dans Le Cromleck de RLB

p. 11 : La pellicule du blé moulu et passé au blutoir se nomme, en dialecte languedocien, brén ; en breton bren ; en gallois bran ; en irlandais et écossais bran.

p. 70 : Il n’était plus, par conséquent, obligé de moissonner, de transporter les fruits récoltés dans les granges disposées à cet effet, et c’est là l’explication fort simple et très claire du nom de Moïse par la langue celtique – to mow (mô), moissonner, faucher, to ease (ise), délivrer.

pp. 71 : Moïse ajouta : le Seigneur vous donnera ce soir de la chair à manger et, au matin, il vous rassasiera de pains.

pp. 72-73 : Ils la nommèrent ainsi parce que c’était en vérité le fondement essentiel de leur alimentation quotidienne, tenant lieu du blé qu’ils ne pouvaient point récolter dans leur voyage.

p. 121 : « Avril, Aphirila. » Désirer que les céréales présentent bientôt l’image de l’épi – to ape, présenter l’image, – ear (ir) épi de blé, – to will (ouill), désirer.

« Mai, Maiyatza. » Aux épis souhaités viennent s’adjoin- dre, en mai, les brillantes fleurs des champs – to may (mé), cueillir des fleurs, – to add, ajouter –.

pp. 151-152 : Ces Belges commencèrent à cultiver et à ensemencer les champs : l’île était fort peuplée, les troupeaux très nombreux ; les habitants de l’intérieur vivaient de lait et de viande, ne semaient point de blé, et étaient vêtus de peaux. La privation volontaire de blé et de pain, l’alimentation exclusive par le lait et la viande, les vêtements de peaux avaient paru aux yeux du Neimheid constituer un genre de vie assez dur et assez incommode pour faire nommer ces insulaires, Britanni.

p. 166 : Neimheid, nous l’avons déjà vu, désigne le corps savant qui composait les dénominations. Ces hommes d’élite dis- tribuaient-ils aussi au peuple le fondement principal de leur nourriture, c’est-à-dire le blé et le pain ? Feid le déclare positivement, puique le verbe to feed (fid) signifie, nourrir, donner à manger. Les termes ménir, dolmen, cromleck, se rapportent encore à ce fait important, qui consistait pour les Druides, à distribuer au peuple Celte, d’abord la science religieuse, essentielle à la vie morale, et en second lieu, le blé et le pain, essentiels à la vie matérielle. Le ménir, par sa forme aiguë et en pointe, représentait l’aliment de première nécessité, le blé, – main (mén), prin- cipal, – ear (ir), épi de blé.– Chose étrange ! Dans tous nos villages du Languedoc, on trouve toujours un terrain auquel est attaché le nom de Kaïrolo, – key, clef, – ear (ir), épi de blé, – hole, petite maison des champs.
– Dans ce terrain, probablement, était construit le grenier à blé des villages celtiques. La répartition du blé était faite par la main des Druides, …

p. 167 : Ce chef suprême de l’ordre druidique se nommait Eal-ir- bad, – to heal (hil), rémédier à, – ear (ir), épi de blé, – bad, gâté, mauvais – : rémédier au blé gâté. Il était donc obligé, par ses fonctions d’archidruide, non-seulement de répartir le blé en temps ordinaire, mais encore, dans les années malheureuses, de rémédier aux accidents survenus aux récoltes, en distribuant, sans doute, le blé prudemment tenu en réserve dans les greniers spéciaux.

p. 173 : Le pays des Carnutes a-t-il jamais vu faiblir son immense production en céréales?

p. 239 : Cette colline, hérissée de roches aiguës, ne pouvait donc être aimable et douce, que parce qu’elle rappelait aux Gaulois la bonté de la Providence Divine, distribuant avec abondance, à son peuple, l’aliment essentiel, l’épi de blé.

p. 241 : Cette meule devait moudre le blé d’une manière parfaite, et n’avait nul besoin, à cause de ses pores nombreux, d’être repiquée, ni même sillonnée dans sa surface moulante par des cannelures angulaires.

p. 247 : Il ne faut pas s’étonner outre mesure de ce que les Celtes eussent des connaissances religieuses fort étendues ; ils avaient apporté de l’Orient les notions les plus exactes sur l’Être Divin, et ils ont fixé dans le sol, au moyen de pierres levées, leur pensée et leur croyance sur Dieu, en qui tout vit et se meut, sur Dieu, distribuant aux hommes par sa Providence généreuse, l’aliment principal de la subsistance corporelle, le blé et le pain. Voilà ce qu’indiquent les ménirs et les dolmens qui entrent dans la formation des cercles de pierre, des cromlecks.

p. 255 : Les grandes pierres érigées dans toute la Gaule, renfermaient un sens religieux d’une vérité incontestable. Elles étaient le symbole de la pure science religieuse en évoquant le souvenir de Dieu qui crée le monde, ordonne à la terre de produire le grain de blé, dont sa créature privilégiée sera nourrie, distribue par sa providence vigilante les biens nécessaires à l’homme, le gouverne et le régit par les lois de l’infinie justice.

p. 264 : Mais leur fonction la plus laborieuse était d’assurer au peuple l’aliment de première nécessité, le blé et le pain, et les termes de Feid-Neimheid, ménir, dolmen et cromleck, se rapportent tous à cette charge de leur ministère.

p. 265 : Du reste les Druides, déjà fort instruits par leurs traditions des vérités fondamentales de la vraie religion, furent les premiers à embrasser le christianisme, dont les doctrines étaient le complément des vérités qu’ils avaient conservées intactes, et, entrés à la suite de leur conversion dans l’ordre sacerdotal chrétien, ils ont aimé à conserver leurs fonctions de distributeurs de blé, qui s’alliait si bien avec les préceptes de charité de l’Evangile.

p. 267 : Etait-ce là l’image des faveurs continuelles que la généreuse Providence déverse sur ces créatures, ou bien encore, après avoir représenté par des pierres levées, ménirs et dolmens, les dons essentiels de blé et de pain que Dieu leur accordait pour apaiser la faim, les Celtes voulait- ils témoigner leur reconnaissance, de ce que le Seigneur donnait aussi des fontaines d’eau pure et limpide, destinées à étancher la soif ?

p. 285 : D’après l’auteur des Derniers Bretons, Eguinané ou plutôt enghin-an-eit, signifierait le blé germe. Le terme aguilanlé, entendu à Blois ne présente aucune idée à l’esprit, tandis que l’aguillouné chanté à Lectoure nous donne, malgré une légère altération dans la prononciation, la véritable expression celtique dont se servaient nos ancêtres.

p. 294 : Les Gaulois, au rapport de certains historiens, se nourrissaient des fruits de la chasse et de la pêche, auxquels ils ajoutaient les glands du chêne et probablement aussi les faînes du hêtre : ils ne cultivèrent le blé, que lorsque les Phéniciens l’eurent importé dans l’Occident.
Il serait, croyons-nous, impossible de prouver de pareil- les allégations. Les Celtes venaient de l’Asie-Mineure, où le blé, n’était, certes, point inconnu : leurs communications avec l’Orient étaient continuelles par le flot des nouvelles peuplades se dirigeant sans cesse vers le soleil couchant : le Neimheid, ce corps savant qui gouvernait la marche de la migration Celtique, était, en entier, composé de Druides, ce que César n’infirme pas lorsqu’il écrit : « On pense que l’institution druidique trouvée en l’île de Bretagne a été de là transportée dans la Gaule. » Est-il admissible que l’intègre Neimheid, le distributeur du blé, l’aliment essen- tiel, ait eu la hardiesse de donner aux ménirs, dolmens et cromlecks leurs noms particuliers et distinctifs, pendant que les Gaulois avaient seulement des glands et des faînes pour remplacer le blé et le pain ?

p. 295 : On peut affirmer avec certitude qu’ils cultivaient le blé, puisque cet aliment était l’objet d’une distribution impar- tiale et la kaïrolo – key (ki) clef, – ear (ir), épi de blé. – hole, creux, petite maison –, le grenier et peut-être le silo ou souterrain renfermant la précieuse céréale, existait toujours auprès des centres d’habitations celtiques. Il n’y a guère, en effet, de village qui ne possède un terrain de ce nom : la kaïrolo des Redones était située au sud de Montferrand tout près du chemin conduisant au ruisseau de la Coume et aux Artigues. La production du blé étant même fort abondante dans certaines régions privilégiées, on avait recours à des mains étrangères à ces contrées, afin de mois- sonner avec plus de célérité.
…Les Redones n’hésitaient point à louer ainsi leurs bras pour les travaux importants de la moisson, et le nom de Montferrand atteste leurs périodi-ques voyages à cet effet – to mow (mô), moissonner, – to own (ôn), prétendre à, – to fare (fère), voyager, – hand, main –.


images

Symbolique  générale du BLÉ

L’origine du blé, nourriture par excellence, est totalement inconnue, comme celle de beaucoup de plantes cultivées comme l’orge, le haricot ou le maïs. On peut multiplier les espèces, les marier, améliorer la qualité, on n’a jamais réussi à créer du blé ou une autre de ces plantes alimentaires de base. C’est pourquoi elles apparaissent dans beaucoup de civilisations comme un présent des dieux lié au don de la vie. Déméter (Cérès pour les romains) donne l’orge et envoie Triptolème répandre le blé dans le monde. Xochiquetzal apporte le maïs… Le blé symbolise le don de la vie qui ne peut être qu’un don des dieux, la nourriture essentielle et primordiale. Les grains de blé retournés au sol sont une promesse d’autres épis.

L’épi de blé était un emblème du dieu de l’Égypte Antique Osiris, symbole de sa mort et de sa résurrection.

Chez les grecs et les romains, les prêtres répandaient du blé ou de la farine sur la tête des victimes avant de les immoler. Blé, semence d’immortalité ou promesse de résurrection est nourriture fondamentale signifiant nourriture d’immortalité. L’épi de blé des mystères d’Eleusis est symbole de résurrection.

Bannans 25

Le BLÉ en héraldique

Le thème du moulin se raccorde naturellement à celui du blé et donc aussi à l’agriculture, aux travaux des champs, aux outils agraires, aux animaux de trait en particulier et de la ferme en général. Le blé c’est aussi le pain et donc les métiers de boulanger et de pâtissier. Ainsi, c’est tout le cycle du pain que nous sommes amenés à parcourir par l’entremise de l’héraldique, un sujet déjà traité sur Herald Dick Magazine et dont le lien est donné plus bas.
Le blé apparaît de diverses façons sur les blasons : en épi simple, feuillé ou non, en bouquet de deux, trois épis ou en gerbe, liée ou non. Certaines gerbes ont parfois un épi rabattu de chaque côté. Un seul blason, à notre connaissance, dispose quatre épis en croix : celui de Saint-Jodard, dans le Pas-de-Calais. De même, un seul blason figuredes sacs de blé : celui de Doudeville, en Seine-Maritime. Le blason de Champnétery, en Haute-Vienne, montre une plantation de cinq épis.

Symbolique  celte du BLÉ

Nourriture principale des civilisations européennes, le blé est le cycle éternel de la vie, de la mort, des transformations & des libérations spirituelles, le blé en était le principe initiatique par excellence association mort – renaissance & fructification [épanouissement de la part divine & lumineuse de chaque être] ; voir le récit du jeune Gwion pour échapper à Cwerridwen déguisée en sorcière qui voulait le tuer, se métamorphosa en grain de blé. La déesse se transforma, elle, en poule & avala le grain de blé, mais, ayant retrouvé sa forme initiale, elle fut imprégnée de lui & le remit au monde 9 mois plus tard [cycle initiatique complet voisin du rite d’Éleusis]

Symbolique  du dolmen

vlc_dessin2

Le mot « Dolmen » vient du Breton : DOL = TABLE + MEN = PIERRE
Il semble que Théophile Malo Corret de La Tour d’Auvergne soit le premier à avoir utilisé le terme « dolmen », dans son ouvrage Origines gauloises. Celles des plus anciens peuples de l’Europe, puisées dans leur vraie source ou recherche sur la langue, l’origine et les antiquités des Celto-Bretons de l’Armorique, pour servir à l’histoire ancienne et moderne de ce peuple et à celle des Français, publié entre 1792 et 1796. Le terme « dolmen » est repris par Pierre Jean-Baptiste Legrand d’Aussy (1737-1800) qui propose une interprétation différente de la fonction du dolmen, en y voyant, non plus une table de sacrifice ou un autel comme le pensait Malo Corret, mais bien une sépulture.
Certains dictionnaires étymologiques avancent que ce terme aurait été forgé outre-manche, à partir du cornique tolmen, qui aurait désigné à l’origine un cercle de pierres ou une pierre trouée.
Un dolmen est une construction mégalithique préhistorique constituée d’une ou plusieurs grosses dalles de couverture (tables) posées sur des pierres verticales qui lui servent de pieds (les orthostates). Le tout était originellement recouvert, maintenu et protégé par un amas de pierres et de terre nommé tumulus. Les dolmens sont généralement interprétés comme des tombes à chambre, des monuments funéraires ayant abrité des sépultures collectives.
Les dolmens européens ont été construits entre la fin du Ve millénaire av. J.-C. et la fin du IIIe millénaire av. J.-C., ceux d’Extrême-Orient au Ier millénaire av. J.-C..
Pour certains chercheurs, à côté de ces mégalithes, leurs équivalents en bois appelés, faute de terme créé pour les désigner, dolmens en bois, pourraient avoir existé.

Description :
Dans leur état actuel de dégradation, les dolmens se présentent souvent sous l’apparence de simples tables. Ils ont longtemps pu faire penser à des autels païens, mais il s’agit bien de chambres sépulcrales et de galeries de tumulus (buttes artificielles), dont la partie meuble (remblai) a été érodée au cours des siècles. Leur architecture comporte parfois un couloir d’accès qui peut être construit en dalles ou en pierres sèches. La chambre sépulcrale, aux formes variables (rectangulaire, polygonale, ovale, circulaire…), peut aussi être précédée d’une antichambre. Dans certains dolmens, l’entrée présente une porte taillée dans une ou plusieurs dalles verticales.
La morphologie des dolmens peut varier en fonction des régions ; ainsi observe-t-on, par exemple en Loire-Atlantique, des dolmens dont le couloir central dessert plusieurs chambres, de part et d’autre, formant ainsi un ou deux transepts et compliquant notablement le plan de la sépulture.
En Bretagne, en région parisienne et dans d’autres pays, dans certains dolmens démesurément longs, la chambre et le couloir ont la même largeur et se confondent. Ils sont recouverts de plusieurs tables et sont appelés « allées couvertes ». La complexité et l’importance des monuments peuvent être telles que certains tumuli recouvrent plusieurs dolmens, comme le grand cairn de Barnenez (Finistère, France) qui couvre onze sépultures à couloir, les unes mégalithiques, et d’autres avec voûtes de pierres sèches, en encorbellement…
À l’opposé, la région des Cévennes est riche en tombes du genre coffre, souvent en dalles de schiste et pierres sèches, sans couloir, et sous un cairn assez bas, parfois réunis en nombre dans une nécropole de crête.
Les dolmens de plan simple (sans couloir) abondent dans tout le sud de la France avec plusieurs milliers d’unités.

Types de dolmens :
Les dolmens simples sont composés d’une table, de deux à trois orthostates et d’une dalle de chevet. La chambre ainsi définie est de forme rectangulaire (dolmen dit de «type A») ou polygonale (dolmen dit de «type B»). Ce type de dolmens est très répandu dans le sud-ouest (Aveyron, Lot) et le centre (Puy-de-Dôme) de la France.

Les dolmens à couloir sont des dolmens où l’entrée de la chambre est précédée d’un couloir composé de grandes dalles. Ce type de construction se rencontre souvent en Bretagne sud (Morbihan, Loire-Atlantique). Les dolmens à couloir sont parfois réunis sous un même tumulus (Barnenez). Les dalles sont souvent gravées comme à Gavrinis ou Locmariaquer).

Les dolmens à chambre compartimentée comme à la Nécropole mégalithique de la Pointe du Souc’h.

Les dolmens en V se caractérisent par une chambre trapézoïdale raccordée sans rupture au couloir d’accès.

Les dolmens à cabinets latéraux comportent de petites cellules adossées à la chambre.

Les dolmens transeptés se caractérisent par un couloir conduisant à une chambre terminale précédées d’un double jeu de chambres latérales dessinant une croix de Lorraine. les plux beaux exemples sont visibles à Pornic (Tumulus des Mousseaux, Dolmen de la Joselière).

Les dolmens coudés, où la chambre et le couloir dessinent une équerre, se rencontrent fréquemment dans le Morbihan.

Le dolmen angevin, ou dolmen à portique, est une construction de taille monumentale composée d’une grande chambre précédée d’une antichambre surbaissée (La Roche-aux-Fées).

Le dolmen angoumoisin, à chambre carrée, ou rectangulaire.

Le dolmen languedocien, orienté à l’ouest, ou au sud-ouest.

Les allées couvertes très fréquentes dans les Côtes-d’Armor, emblématiques de la culture Seine-Oise-Marne et que l’on retrouve jusqu’en Provence.

Fonction : Éléments structuraux du dolmen du Lamalou, Hérault, France
Les dolmens étaient des sépultures collectives à caractère réutilisable. Cela explique que, dans certains dolmens, on ait pu découvrir les restes humains de plusieurs centaines d’individus et du mobilier de périodes différentes (Néolithique, âge du cuivre, du bronze, du fer, ou même périodes plus tardives). Un peu à l’image de nos caveaux familiaux, les dolmens pouvaient servir bien plus longtemps qu’aujourd’hui, et il est sûr que certaines tombes ont dû servir durant des siècles. Les ossements pouvaient être superposés en plusieurs couches et, pour faire de la place, subir une réduction ou une évacuation dans les couloirs8.

L’expression « sépulture collective » n’implique pas forcément qu’il s’agisse d’un tombeau pour tous : au vu de la quantité d’ossements parfois assez faible découverte dans des sépultures de grande taille — monuments prestigieux —, on se demande si certaines n’étaient pas réservées à un groupe de privilégiés de la communauté.

L’interprétation, comme tombeau, ne doit peut-être pas être généralisée. Certains dolmens n’ont pas livré de restes humains de type sépulcral, mais cela peut être une conséquence de phénomènes taphonomiques, de l’érosion, de pillages, de fouilles anciennes peu méthodiques, ou de fouilles clandestines. Lors de son ouverture, le dolmen sous tumulus de Mané-er-Hroeh, à Locmariaquer ne contenait pas de restes humains.

Quant au tumulus, il n’avait pas qu’une utilité protectrice de la chambre funéraire, mais sans doute aussi une fonction de signalisation, voire d’ostentation : un grand tumulus, parementé, imposait sa masse au visiteur, devait inspirer le respect du lieu et conférer un prestige certain à la communauté qui l’avait érigé.

Par ailleurs, plusieurs trouvailles archéologiques (offrandes, autel, allées, etc.) font penser que ces monuments funéraires ont pu avoir une fonction religieuse. Même bien après la grande période d’érection des mégalithes en Europe, les peuples celtes les ont, semble-t-il, parfois utilisés à des fins religieuses, mais n’en sont pas pour autant les constructeurs, comme l’affirmèrent les premiers chercheurs celtomanes des xviiie siècle et xixe siècle, qui rattachaient systématiquement les mégalithes aux Gaulois et aux Bretons.

Symbolique  du menhir

peyrolles copy

Un menhir est une pierre dressée, plantée verticalement. Il constitue l’une des formes caractéristiques du mégalithisme. Les menhirs se rencontrent de façon générale un peu partout en Afrique, Asie et Europe, mais c’est en Europe de l’Ouest qu’ils sont le plus répandus. Dans cette région, ils ont été érigés au Néolithique. Pour certains chercheurs, il existe au Néolithique à côté de ces mégalithes, leurs équivalents en bois appelés, faute de terme créé pour les désigner, menhirs en bois. Le terme « menhir » est construit à partir du breton maen, « pierre », et hir, « longue ». Il semble que ce soit Théophile-Malo de La Tour d’Auvergne-Corret qui, le premier, officialise le terme « menhir », dans son ouvrage Origines gauloises. Celles des plus anciens peuples de l’Europe puisées dans leur vraie source ou recherche sur la langue, l’origine et les antiquités des Celto-bretons de l’Armorique, pour servir à l’histoire ancienne et moderne de ce peuple et à celle des Français, publié entre 1792 et 1796. Cette appellation « menhir » est vite relayée par l’historien Pierre Jean-Baptiste Legrand d’Aussy (1737-1800).

On m’a dit qu’en bas-breton ces obélisques bruts s’appellent ar-men-ir. J’adopte d’autant plus volontiers cette expression, qu’avec l’avantage de m’épargner des périphrases, elle m’offre encore celui d’appartenir à la France, et de présenter à l’esprit un sens précis et un mot dont la prononciation n’est pas trop désagréable. La nécessité où s’est vue la nation bretonne d’imaginer une expression pour désigner cette sorte de monument, semble annoncer qu’elle en avait chez elle une très grande quantité. […]

Ar-men-ir, littéralement la pierre longue. Ar, dans la langue bretonne, de même qu’al dans la langue arabe, est l’article défini qui répond à notre le, la; le transporter dans notre langue en y joignant le nôtre, serait une faute, parce que ce serait employer deux articles au lieu d’un. Je dirai donc menir, et non l’almenir; de même qu’on dit le Koran, et non l’alkoran.

De façon générale, les menhirs sont des pierres dressées verticalement. Le matériau employé dépend de la région (granite, porphyre,…). Leur taille varie fortement, de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres de hauteur. La pierre peut être taillée (en forme de colonne, d’amande, de dalle anthropomorphe,…) ou avoir été plantée telle quelle, plus ou moins brute. Leur forme générale est toutefois généralement irrégulière et varie selon la nature du matériau : le granite et le grès peuvent aisément être régularisés par bouchardage, le quartz ou le schiste ne se prêtent pas à la taille, schiste et calcaire se débitent facilement en dalle.

En Europe, les menhirs constituent l’une des formes caractéristiques du mégalithisme au Néolithique jusqu’à la fin du Chalcolithique. Jusqu’à récemment, les menhirs sont associés à la culture campaniforme qui occupait l’Europe à la fin du Néolithique et au début de l’âge du bronze, entre 4500 et 2500 ans avant notre ère. Certains travaux récents sur les mégalithes de Bretagne suggèrent une origine plus ancienne, jusqu’à 6000 ou 7000 ans avant notre ère.

Quasiment rien n’est connu de l’organisation sociale et des croyances des populations ayant érigé les menhirs. Aucune trace de leur langue n’est parvenue jusqu’à notre époque ; cependant, nous savons qu’ils enterraient leurs morts et pouvaient cultiver des céréales, produire des poteries, des outils de pierre et des bijoux. Identifier l’utilisation des menhirs reste entière spéculation. Toutefois, il est probable que certains usages impliquent des rites de fertilité et des cycles saisonniers.

La culture populaire a souvent associé les menhirs aux Celtes, ce qui est inexact puisque les menhirs existaient plusieurs milliers d’années avant l’arrivée des Celtes en Europe. Certaines pierres plantées à la protohistoire sont plus des stèles que des menhirs mégalithiques. En France, c’est le cas notamment du menhir d’Ensérune dans l’Hérault.

La fonction des menhirs n’est pas non plus connue. Au cours des siècles, il a été suggéré qu’ils avaient pu être utilisés par les druides pour des sacrifices humains, avoir servi de bornes territoriales ou comme éléments d’un système idéologique complexe, ou encore comme calendriers primitifs. Jusqu’au xixe siècle, les archéologues ne possèdent pas une connaissance suffisante de la préhistoire et leurs seules références sont fournies par la littérature classique. Le développement de la datation par le carbone 14 et de la dendrochronologie ont fortement avancé les connaissances dans ce sujet.

Au Moyen Âge, les menhirs sont supposés avoir été bâtis par les Géants ayant habité sur terre avant le Déluge. De nombreux mégalithes sont christianisés par les chrétiens, notamment en sculptant le sommet en forme de croix ou des symboles sur leur surface. Dès le vie siècle selon la Vita prima sancti Samsonis, saint Samson aurait gravé une croix sur un menhir autour duquel les Bretons d’outre- Manche s’adonnaient « par jeu » à des rites ancestraux (notamment la pratique des jeunes femmes désireuses de se marier de danser autour des pierres, de se frotter contre les blocs ou de s’asseoir dessus, leur symbole phallique étant associé à la fertilité). C’est principalement le xviiie, le xixe avec l’invention de la dynamite et les remembrements du xxe siècle qui sont responsables des trois-quart des destructions.

On estime que sur les 50 000 mégalithes ayant été érigés en Europe de l’Ouest et du Nord, environ 10 000 subsistent à notre époque.


CARTE INTERACTIVE DU CROMLECK DE RENNES-LES-BAIN

[en développement]


Principe de duplication symétrique en peinture

Principe basique des duplications & symétries :

Les école italienne, flamande & française renaissantes permettent de voir des rennes en dupliquant & en symétrisant les compositions.
Fra Angelico, Lippi, Mantegna, Botticelli, Vinci, Durer, Bosch, Van Dijk, Van Eyck, Bruegel, Teniers, Poussin, Signol, Delacroix…
Autant d’Artistes travaillant d’après un absolu négatif.

Le hasard n’existe pas en géométrie sacrée.


Duplication & symétrie : application sur la Rennes Centique

©D.Hœberg.
Mirroring
roulers
Pique
©D.Hœberg.
Areigne
©D.Hœberg.
Blé à Lavaldieu


MENHIR DE PEYROLLES • Pontils

… sur la Rennes Celtique, en toute discrétion.

La Pierre droite, historique & présentation par Louis Fédié.

Identification du lieu sur la Rennes Celtique


Conclusion

entreeLVD

Entrée ouverte de la cella royale de la Vallée de Dieu.
Pyramide céleste sous son étoile.


Daniël Hœberg 2Ø18

 

Publicités